Coordination SUD
Education
Madame la Conseillère d’Etat
Anne-Catherine Lyon
Cheffe du DFJ
Rue de la Barre 8
1014 Lausanne
Lausanne, le 27 janvier 2005
Lettre
ouverte sur les restrictions budgétaires au DFJ : incidences du «budget 0»;
garantie de non-licenciement
Madame
la Conseillère d’Etat,
Début
décembre 2004, à la publication des mesures d’économies dans la scolarité
obligatoire, vous avez laissé entendre que les restrictions réalisées en août
2004 avaient peu d’influence sur la qualité de l’enseignement.
Or,
s’il est vrai que le coeur de la grille horaire n’a pas été touché,
il n’en reste pas moins que la qualité de l’enseignement ne peut se
mesurer qu’en prenant en compte l’ensemble des prestations de
l’école publique, même si certaines d’entre elles n’ont pas
un caractère obligatoire.
De fait, des formes d’interventions pédagogiques qui contribuent à l’amélioration du niveau de formation ont été supprimées en août 2004. Cette suppression est définitive et elle se trouve aggravée par un budget 2005 qui ne donne aucun moyen supplémentaire à l’école publique par rapport à 2004 alors que le nombre d’élèves augmente (budget 0).
De ce
« budget 0 », il n’a pas été question dans vos interventions
publiques, alors que les conséquences seront d’une ampleur très
importante sur les prestations de l’école
publique. Nous estimons qu’elles seront catastrophiques.
La Coordination SUD Education demande que le détail du budget 2005 du DFJ soit publié afin que des comparatifs clairs puissent être établis avec le budget 2004, et que les impacts de ce « budget 0 » puissent être débattus.
La Coordination SUD Education demande que les crédits supprimés dès août 2004 soient réintroduits, et qu’il soit systématiquement tenu compte de l’augmentation de la démographie scolaire pour établir le budget de la formation dans le Canton.
Dorénavant,
la Lpers est pleinement appliquée aux enseignant-e-s avec l’entrée en
vigueur des modifications du règlement de la loi scolaire.
Il
apparaît que nous entrons dans une période difficile où l’emploi dans
l’enseignement sera sous la pression conjuguée des restrictions
budgétaires (« budget 0 » en 2005, en 2006 et en 2007 ?), de la
baisse conjoncturelle de la démographie scolaire qui a débuté au primaire, et
du nouveau cadre légal et réglementaire. Il se trouve que ce dernier instrument
permet les licenciement individuels ou collectifs.
La Coordination SUD Education revendique une garantie absolue de non-licenciement dans tous les ordres d’enseignement (obligatoire et post-obligatoire). Nous veillerons à ce que toutes les procédures légales de protection contre le licenciement soient appliquées aux personnes concernées.
La baisse de la démographie scolaire doit être l’occasion de faire baisser les effectifs de classe et d’améliorer la qualité de l’école publique.
Nous vous serions très reconnaissant-e-s que vous nous fassiez connaître vos déterminations sur ces questions d’ici à la fin du mois de février afin que nous puissions en discuter dans nos assemblées de membres.
Dans l’attente, nous vous prions d’agréer, Madame la Conseillère d’Etat, nos salutations respectueuses.
Pour le Coordination SUD Education
Gilles Pierrehumbert