Des femmes, des luttes

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Et s’il n’y avait plus de célébrations civiles du mariage dans le canton de Vaud…
Et si les officières de l’état civil faisaient la grève des mariages?
Une grève pour exiger une revalorisation salariale d’une profession largement exercée aujourd’hui par des femmes !

Voilà déjà plus de deux ans que la direction du service concerné a sollicité le service du personnel de l’Etat de Vaud (SPEV) pour procéder à une expertise du métier d’officier-ière de l’état civil afin de déterminer si une revalorisation salariale se justifie ou non.

La réponse, sans surprise, est NON pour les officières, mais oui pour les chefs des offices. L’analyse est restée entièrement confidentielle. Aucune information n’a été transmise aux salarié-e-s, ni au syndicat.

Et pourtant, lorsque le métier n’était pas majoritairement exercé par des femmes, les officiers étaient non seulement mieux payés, mais bénéficiaient d’une indemnité pour couvrir les frais des célébrations des mariages.

Aujourd’hui, on exige un brevet fédéral pour exercer le métier alors que ce n’était pas le cas par le passé. Depuis 2008, l’activité est devenue beaucoup plus complexe avec les changements structurels, sociétaux et donc avec l’évolution de la législation.

Aujourd’hui, le métier est exercé en majorité par des femmes qui n’ont droit à aucune reconnaissance, à qui on refuse une revalorisation salariale.

Aujourd’hui, on leur refuse même l’indemnité devant couvrir leurs frais pour célébrer les cérémonies alors que le coiffeur est bien plus cher pour une femme que pour un homme, par exemple.

Aujourd’hui, elles exigent de l’Etat employeur, une reconnaissance de leur activité, la prise en charge des frais et l’ouverture de négociations pour une revalorisation salariale.

L’égalité c’est pas la moitié du gâteau. C’est la moitié de la boulangerie!

Première étape: grève effective le 14 juin!

 

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