| Fédération syndicale vaudoise des services publics |
Après la mobilisation de novembre,
COMMENT CONTINUER?
Météo
Le temps pour la santé est plutôt mauvais. Les politiques d'austérité, de restructuration, de fermetures de sites, d'externalisation et de privatisation vont se poursuivre. Les compressions d'effectifs et les tentatives de contenir les salaires, voire de les faire baisser aussi. La dégradation et la hiérarchisation des conditions de travail vont s'approfondir, la précarité aussi.
Pourtant le mouvement continue
Malgré les premières augmentations et reclassifications pour une bonne partie des professionnelLEs, le mouvement unitaire des travailleuses et travailleurs de la santé continue. Il s'agit d'arracher des augmentations pour tout le monde, dans le secteur étatique comme dans le subventionné, d'imposer des conditions de travail convenables et des dotations suffisantes, de combattre pour un service public de santé permettant de répondre aux besoins de la société et doté de moyens suffisants pour ce faire.
Premières luttes après novembre
Une revendication unificatrice : 3 classes de plus pour chacunE
La santé marche et accomplit ses missions avec les concours de toutes et tous ses employéEs. C'est pourquoi nous disons : pas de divisions, pas d'augmentations réservées à telles catégories ou à telles autres, notre exigence urgente c'est 3 classes de plus pour chacunE.
Nos objectifs
Bien entendu, le salaire direct est une question essentielle. 3 classes de plus pour chacunE mais aussi, une prévoyance professionnelle (2ème pilier) du même niveau de rente qu'à l'Etat dans tout le secteur de la santé, avec des conditions tenant compte des spécificités du secteur (voir notre Santé critique n°1).
Convention collective unifiée du
secteur de la santé subventionnée
et autres objectifs
n Tout le secteur subventionné de la santé doit avoir les mêmes conditions de salaire, de travail et de statut. Une Convention collective de travail unifiée (CCTU) est un bon instrument pour y arriver. Mais c'est une étape, il faut nous poser la question de savoir si nous ne devons pas revendiquer la cantonalisation de l'ensemble du secteur subventionné, avec une application négociée (et tenant compte des spécificités) des dispositions publiques au oersonnel. C'est le seul moyen de mettre en pratique l'exemplarité des conditions du secteur étatique par rapport au subventionné. Le subventionné aujourd'hui sert très largement à dégrader les conditions de travail et de salaire, à engraisser la hiérarchie et à permettre au Conseil d'Etat de refuser ses responsabilités de financier et de décideur de fait.
n Refus de toute décantonalisation, privatisation ou externalisation partielle ou totale des Hospices
n Des dotations suffisantes pour faire face au travail. Nous pensons qu'il faut demander l'application intégrale et le financement total des effectifs prévus par les méthodes en application immédiatement. Ce n'est toutefois pas suffisant ! Les syndicats et associations doivent mettre au poing des méthodes d'évaluation de la charge de travail et de calcul des effectifs pour pouvoir revendiquer lé dessus sur des bases solides. En plus, une négociation permanente sur les problèmes de surcharge et pénibilité doit être assurée.
n Les droits individuels et collectifs du personnel et la lutte contre l'arbitraire, la souffrance et la violence au travail et le mobbing doivent être mis au premier de notre démarche. Il devient urgent d'interpeller les hiérarchies sur ces problèmes et d'imposer un accord écrit sur ces questions. La reconnaissance des déléguéEs syndicaux sur les lieux de travail (et pas seulement des commissions du personnel) est un élément indispensable à gagner.
Comment on fait?
Il faut organiser sur le long terme une Coordination des
Travailleuses/eurs de la Santé qui réunisse les gens, les
syndicats et les associations pour organiser l'action et décider
unitairement et démocratiquement d'une plate-forme de
revendications.
Le Conseil d'Etat ne comprend que le langage de la mobilisation
et du rapport de forces. Pour obtenir ce que nous voulons, il
faudra se battre longtemps et dur. On doit commencer aussi vite
que possible. Nous sommes d'avis que déjà début mars, on doit
monter une journée de lutte avec actions et débrayages sur les
lieux de travail et manif le soir.