| Fédération syndicale vaudoise des services publics |
Jeudi 14
mars 2002
Journée d'actions et de
mobilisation
dans la santé publique et subventionnée
Nous serons toutes et tous
"rouges de
colère"
Alors que chacune et chacun porte ce
jour-là un distinctif rouge
Manifestation
Départ 17 h 30 à la place de la
Palud
Chacune et chacun
se munira d'une casserole ou autre objet producteur de bruit et
d'un vieux soulier
Nos revendications:
1. Trois
classes de plus et immédiatement pour les non reclassifiéEs
2. Une semaine de
vacances supplémentaire
3. Des dotations
suffisantes pour pouvoir travailler sans stress, surcharge et pénibilité.
4. Des moyens
suffisants pour la santé
5. Une CCT pour
tout le secteur subventionné de la santé
6. Contre le
projet de nouvelle Loi sur le personnel de l'Etat, maintien des
garanties et des conditions de l'actuel Statut
7. Respect des
droits du personnel, assez de souffrance au travail, assez de
harcèlement, assez de violence organisationnelle!
Décantonalisation des Hospices, ça commence
Comme nous l'avons déjà expliqué, la décantonali-sation des Hospices est préparée. Ils veulent commencer par décantonaliser les écoles des Hospices en les transformant en une fondation de droit public avant leur passage au DFJ. Ou pire encore en une fondation de droit privé. Un tel passage en fondation permettrait une déréglementation pratiquement totale des conditions et du temps de travail, du statut et des salaires des personnes qui y enseignent.
Respect des droits du personnel
Les collaborateurs/trices qui individuellement ou en groupe s'adressent à SUD sont plus nombreux/euses chaque jour. Nous constatons que la politique du personnel se durcit, que les gens sont systématiquement mis sous pression et que les droits minimums consignés dans la loi sont souvent contournés, voire même purement et simplement non appliqués par la hiérarchie. Nous proposons aux associations et syndicats parties prenantes de la mobilisation de demander l'ouverture de négociation, autant dans le secteur public que dans le secteur subventionné sur ces pro-blèmes. Il faut aboutir à une charte dûment signée par les directions de telle manière à ce que la hiérarchie cesse ses pratiques arbitraires. Il est notamment indispensable que le principe de l'entretien de service et le droit d'être accompagnéE aux entretiens d'évaluation par une personne de son choix, soient conservés. Pour mémoire, rappelons que le projet de Lpers les supprime.
Dotations
Demander des dotations suffisantes va de soi. Encore faut-il préciser: suffisantes pour quoi? C'est pour répondre à une telle question que nous précisons "suffisantes pour pouvoir travailler sans stress, surcharge et pénibilité". Pour avancer vers cet objectif, nous proposons également que notre mouvement demande dans la santé publique comme dans le secteur subventionné (dans ce secteur en préalable à la négociation de la CCT) une négociation d'ensemble sur ces problèmes. Il faut notamment revendiquer que les calculs d'effectifs soient effectués sérieusement et les dotations intégralement appliquées et financées. Mais surtout, il faut que depuis la base nous calculions de manière autonome les dotations indispensables pour effectuer notre travail dans des conditions convenables, autant pour les patientEs que pour les employéEs.
EMS
Il y a des problèmes dans les EMS, à n'en pas douter. Mais ces problèmes là, notamment quand il s'agit de négligence et de maltraitance envers les pensionnaires ne sont pas le fait des travailleuses et des travailleurs qui font leur boulot avec dévouement. Il faut en finir avec le secteur privé des EMS et intégrer ces établissements dans un pôle unifié de santé publique avec des garanties pour les moyens, les dotations, les conditions de travail et le salaire du personnel. Il faut interdire à quelques nantiEs de se faire du pognon avec la vie des gens et les subventions publiques.
CCT
Nous sommes pour une CCT unique dans le parapublic, mais elle doit servir de base pour intégrer dans un pôle unique de la santé publique les institutions subventionnées. A même travail, même salaire et même conditions. Le secteur subventionné tel qu'il existe aujourd'hui sert surtout à tirer vers le bas les salaires, le statut et les conditions générales de travail.
LabotantinEs CFC
On avance. Notre argumentation est partout écoutée. Bientôt de nouvelles mobilisations. On peut gagner. "17-19" pour toutes et tous, à travail égal, salaire égal!