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Fédération syndicale vaudoise des services publics |
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du nouveau Statut du personnel Etat
au 2 décembre 1999
Rappel: dès le mercredi 8 décembre,
vous trouverez sur le site SUD (www.sud-vd.ch) les procès
verbaux des négociations menées les 8, 9 et 17 novembre et
autre matériel sur le même thème.
Préambule: Au tiers du processus de négociation,
on a pris la mesure de la dureté du Conseil d'Etat et du caractère
décisif de la confrontation en cours. Le Conseil d'Etat est
vorace. Il veut tout: le beurre, l'argent du beurre et, c'est
selon, l'amour du crémier ou de la laitière. Soit salaires
baissés et au mérite, droits collectifs et individuels en
feuille de vigne, devoirs nombreux et contraignants, retraites réduites,
évaluation au bon vouloir des chefs, retraites démantelées.
- Statut:
C'est une loi-cadre dont on ne sait qui elle concernera
mais il est prévu des lois particulières pour certaines
catégories, des effectifs sortis par le biais de
privatisations et d'externalisations et mis au bénéfice
de conventions collectives (lesquelles et négociées
par qui? voir notre point 3.) du personnel mis en
contrat de prestation dont le Conseil d'Etat refuse de préciser
le sort... Soit moins d'acquis pour moins de gens. C'est
diviser pour régner.
- Parapublic:
pas question de garantir comme jusqu'ici une
analogie des salaires entre secteur subventionné et
secteur étatique. L'Etat, payeur et décideur, refuse
d'intervenir dans le domaine des salaires et des
conditions de travail, au nom de l'autonomie de gestion
des directions d'institutions et du libre jeu des lois du
marché. Dumping, mon beau dumping? Les subventions
pourraient toutefois être refusées aux institutions qui
pratiquent des salaires vraiment misérables.
- CCT I (conventions
collectives de travail): le
Conseil d'Etat se résignerait à en signer dans les
secteurs privatisés ou externalisés. Mais pas avec les
syndicats du service public et parapublic. Avec qui
alors? Avec des associations maison, plus dociles, qu'il
organisera en sous-main?
- CCT II:
le Conseil d'Etat inciterait à en signer dans
le parapublic. A cause du marché et de l'autonomie de
gestion, il ne peut rien faire de plus. Les belles
promesses rendent les fous joyeux.
- Devoirs du personnel: de
fidélité, de loyauté, d'obéissance, d'implication et
de flexibilité consenties. Enfin tout, jusqu'à la dernière
goutte.
- Droits du personnel /
collectifs: le Conseil d'Etat reconnaît
des principes fondamentaux (bien obligé, ce sont des
acquis légaux) mais refuse les moyens et les droits
effectifs pour les mettre en oeuvre. Par exemple, pas
question de déléguéEs syndicaux sur les lieux de
travail. Il accepte les Commissions du Personnel (CP)
mais passe comme chat sur braise sur la négociation avec
les syndicats de leurs statuts, de leurs moyens et de
leurs compétences. Tentative de manipulation: le CE
aimerait bien jouer les CP contre les syndicats. Petit
problème: les CP ne sont pas d'accord du tout. Raté!
- Droit de grève: le
Conseil d'Etat reconnaît le droit fédéral, mais le
trouve trop progressiste. Alors il le limite
aussitôt. PolicierEs et pénitentiaires en seront les
premiers privés. Liste à suivre...
- Droits du personnel /
individuels: droit à
l'accès aux dossiers, à la protection de la santé et
de la personnalité. Libre choix du domicile. Prévention
et lutte contre le mobbing (si, si !). Pour ne
prendre que ce dernier point, quand on sait ce qui se
passe effectivement, il y a de quoi s'inquiéter sur le
respect de tous les autres!
- Appréciation des
prestations: fiancée du
salaire au mérite, officiellement dissociée du dit. Le
Conseil d'Etat ne veut pas que l'évaluéE puisse être
accompagnéE et assistéE lors de l'entretien avec le
chef. Il veut un face-à-face. Un huis clos? Pourquoi?
Pour le reste, le modèle définitif de l'entretien
demeure inconnu. Les nécessités et les possibilités en
personnel, en temps et en moyens pour mener tant d'appréciations
n'ont pas été évaluées. Dans le privé, les
licenciements pleuvraient pour une telle gestion de
projet.
- Salaire:
bonne nouvelle, le principe du salaire n'est pas
remis en cause! Mais étant donné l'évaluation des
fonctions en cours, on ignore ce qu'il sera, les minima
et les maxima, etc. Le Conseil d'Etat veut passer de
l'actuelle progression salariale en 14 annuités
uniformes à 20 annuités au montant différencié, le
tout réparti en 5 étapes. Belle perte de salaire sur
une carrière! Le montant chiffré du système de
progression reste inconnu à ce jour. Les chefs
pourraient nous priver d'annuité durant 2 à 3 ans ou au
contraire donner un augmentation supplémentaire.
- Primes:
17 millions de la masse salariale seront réservés
pour l'attribution de primes à hauteur de 3 à 5% du
salaire annuel. Elles seront ponctuelles, non assurées
à la Caisse de pensions et, bien sûr, attribuées de
manière discrétionnaire. Le tout sera fait avec une
masse salariale inchangée. Cela signifie que les
retenues de salaires des vilainEs (non augmentéEs)
financeront les primes des méritantEs. Le principe est
également pour les annuités. Mais ne rêver pas; la
mesure du mérite ne sera sans doute pas votre travail.
Qui décidera? Les chefs. Suivant quel critère? Suivant
celui que c'est les chefs qui décident.
- Nouvelle grille salariale
et évaluation des fonctions: il faudra
attendre des années pour connaître votre nouveau
salaire. D'ici là, le CE veut nous imposer une nouvelle
convention salariale aggravée. Personne ne contrôle
plus rien. Les syndicats demandent une remise à plat et
une négociation. Dans le privé, les licenciements
pleuvraient pour une telle gestion de projet.
- Caisse de pensions:
alarme rouge! Ils attaquent tout: niveau des rentes, période
de cotisations, âge de la retraite. Perte prévisible
s'ils y arrivent: au minimum 200 à 300 francs de moins
par moins. La négociation sur ce point commence le 3 décembre.
Nouvelles rapides sur le site SUD (www.sud-vd.ch).
- Sécurité de l'emploi:
selon le Service du Personnel de l'Etat de Vaud, il est
temps de passer d'une sécurité de l'emploi garantie par
le Statut (aux nomméEs) à une sécurité active. Sécurité
active? Simple, t'es flexible, compatible, agréable, dévoué,
tu travailles dur, tu revendiques pas, t'est pas syndiqué,
t'es pas malade, tu collabores, tu consensues, tu
acquiesces et t'auras du boulot. Enfin si t'es pas trop
uséE...
ALORS, TOUTES ET TOUS
A LA MANIFESTATION
LE MERCREDI
15 DECEMBRE