Coronavirus – Communiqué commun de SUD et ART-IE

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Covid-19

L’économie au risque de la contagion…

Le scandale continue sur de grands chantiers vaudois

Sur de nombreux lieux de travail, les mesures de santé et sécurité ne sont pas respectées

Les mesures prises hier après-midi par le Conseil d’Etat vaudois, contrairement à celles décidées à Genève, n’imposent pas la fermeture des chantiers mais conditionnent leur activité au respect des règles établies dès lundi par l’OFSP et le Conseil fédéral.

Nous demandons l’entrée en force des mesures que nous avons énoncées dans notre communiqué n°1, notamment, la fermeture par secteurs de toutes les activités qui ne sont pas prééminentes dans la vie de la population ; partout ailleurs le respect strict et vérifié des mesures de santé, de sécurité et d’intégrité pour les travailleurs.euses engagé.e.s..

Dans les faits, en ce jour, de nombreux grands chantiers du canton sont demeurés ouverts. Aujourd’hui, par exemple :

-campus de l’Ecole hôtelière de Lausanne (EHL)

-nouveau siège de l’ECA (Etablissement cantonal d’assurance contre l’incendie et les éléments) à la Blécherette

-chantier Losinger « Eglantine » à Morges

-chantier Losinger OASSIS à Crissier

Plusieurs centaines de travailleurs ont ainsi été forcés de demeurer aujourd’hui sur ces sites (et des dizaines d’autres) au mépris de leur santé et plus généralement de celle de toute la population vaudoise.

Une multitude de photos et de témoignages prouvent que les règles de l’OFSP ne sont pas respectées sur ces chantiers. Les employeurs ne sont la plupart du temps même pas en mesure de fournir masques et gants de protection en quantité suffisante, ce qui est pourtant leur devoir en pareilles circonstances (Art. 6 de la loi sur le travail).

Pire, des magasins de matériel de construction comme Dubat à Villars-Ste-Croix ou Electro-Matériel (EM) à Renens étaient toujours ouverts ce matin alors qu’ils devraient être fermés depuis lundi soir !

Que font les autorités ?

Le Service de l’Emploi (SDE-Inspection du travail) renvoie contre toute logique les travailleurs et les syndicalistes à l’action de la Police cantonale.

Que fait la Police ?

Cette dernière, appellée au secours par des travailleurs du chantier de l’EHL, leur a répondu ce matin vers 8h qu’elle ne pouvait rien faire ! Idem à l’ECA.

Tout le monde invoque le flou et la permissivité du Conseil fédéral et du Conseil d’Etat vaudois pour ne pas prendre ses responsabilités.

Stop à l’hypocrisie et au laxisme ! SUD et l’ART-IE exhortent les autorités vaudoises et fédérales à faire cesser cette situation arbitraire, incontrôlable et dangereuse.

Nos deux organisations syndicales demandent que toutes les forces de l’Etat, notamment celles qui ont une expertise particulière, comme les diverses inspections du travail, interviennent de manière coordonnée pour sauvegarder la santé des travailleurs.ses et faire fermer dans les secteurs qui n’ont pas d’importance stratégique pour la population,

Nous insistons sur l’importance que le salaire à 100 % soit garanti à tous.tes les travailleurs.ses de ce canton et que les licenciements soient interdits durant la période que nous vivons.

La solidarité et le droit à la santé et à l’intégrité doivent l’emporter sur tous les intérêts particuliers.

Contacts :

Aristides Pedraza, Fédération syndicale SUD (079 433 08 12)

Laurent Tettamanti, secrétaire syndical, Association Romande des Travailleurs-ses de l’Installation Electrique (ART-IE) (076 395 51 70)

 

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