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Défense des retraites: on en est où?

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On vivra jusqu’à 107 ans!

suite-mouvement.qxdLa journée de lutte du lundi 11 mars 2013, appelée par le SSP et la Fédération syndicale SUD à la suite du vote par l’Assemblée générale du 4 mars, a été un succès. Elle a permis de combiner des grèves, de nombreuses actions de résistance sur les lieux de travail et une manifestation nombreuse, inventive et active!

C’est cette combinaison d’initiatives qui a donné la force au mouvement.

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Les négos se poursuivent, la lutte les a imposées
Contrairement à ce que dit le discours officiel, les négociations n’ont pas fini avec la signature de la “Convention torchon” par la seule FSF. Elles se poursuivent. La convention est une déclaration d’intention, sans portée aucune tant qu’elle n’est pas inscrite dans une loi et dans un règlement, approuvés par les autorités fédérales de contrôle et adoptés par le Grand Conseil.

Les séances de négociation du mardi 12 et du jeudi 14 mars entre le Conseil d’Etat et les syndicats concernent le projet de nouvelle loi sur la CPEV. Cela signifie tout simplement que la négociation précédente est répétée dans un autre cadre, celui de la formulation du texte légal indispensable. De surcroît, un grand nombre d’éléments décisifs sur les conditions de la retraite vont dépendre du règlement de la Caisse de pensions qui relève lui du Conseil d’administration de celle-ci. Pour ce règlement, la convention ne vaut pas un radis.

Des financements manquent
Le Conseil d’Etat et la Caisse de pensions n’ont pas le financement pour un certain nombre de mesures prévues dans le plan. Légalement, la Caisse finance seulement des prestations égales pour toutes et tous. Toutes mesures particulières doit faire l’objet d’un financement propre. Ce n’est pas le cas avec la convention et le plan du Conseil d’Etat.

Cerise sur le gâteau, l’âge différencié de départ à la retraite, les 60 ans pour certain⋅e⋅s, ne peut pas passer sans un financement particulier qui n’existe pas. C’est également le cas pour d’autres mesures.

Les problèmes juridiques et institutionnels de l’action menée par le Conseil d’Etat et la FSF sont énormes et peuvent amener à ce que tout l’édifice s’écroule.

Nous avons largement informé de la mesure ignominieuse du rachat, 100% à charge des salarié⋅e⋅s, pour tout changement de classe. Le rachat pour les changements de classe doit être financé paritairement par l’employeur et l’employé⋅e selon les dispositions légales. Le Conseil d’Etat refuse tout simplement de payer sa part. Pour ce point, voyez les publications sur notre site.

Une nouvelle AG pour faire monter la lutte
Les négociations en cours vont continuer. Le Parlement va entrer en jeu, avec des forces extrêmement menaçantes contre nos intérêts. La mobilisation doit se poursuivre pour appuyer nos négociateurs/trices, faire reculer le Conseil d’Etat sur toute une série de points, traités ou non dans la convention. Il s’agit d’attaquer tous les reculs que la convention, la loi et le règlement prétendent imposer et de gagner sur des revendications qui détruisent ces reculs ou les compensent à tous les niveaux.

Pour y arriver, très clairement, il faut se battre. Le Secrétariat fédéral de SUD pense que la première chose à faire est de tenir une nouvelle et massive assemblée générale unitaire, organisée par les deux syndicats. Nous proposons le jeudi 21 mars pour ce faire. Dans la dynamique de cette assemblée générale, nous pensons qu’il faut multiplier les assemblées sur les lieux de travail, l’information auprès des collègues et décider ce que nous allons faire, comment nous allons faire monter la mobilisation.

Nous appelons à pratiquer toutes les actions de résistance possibles. Il faut combiner toutes les formes d’actions : grève, grève administrative et grève du zèle, initiatives dans l’espace public, manifestations, actions de résistance, toutes formes de communication de la protestation et de la revendication. Déterminer ce qui peut et doit devenir des formes de résistance permanente ainsi que le principe et la date d’une nouvelle journée de lutte.

Il faut qu’un maximum de lieux de travail s’organisent et viennent à l’assemblée générale. Il faut aussi qu’il y ait débats et décisions démocratiques dans les structures syndicales. A l’assemblée générale, nous devons faire converger toutes ces initiatives de lutte et préparer une nouvelle échéance pour le mouvement. Dans toutes les assemblées, sur les lieux de travail, structures syndicales et dans l’assemblée générale, il faut discuter et décider de la possibilité d’une grande et nouvelle journée de lutte unitaire qui serait conclue par une grande manifestation.

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